Pour réaliser ensemble l’objectif fixé par l’État d’un PIB à 400 milliards de dollars d’ici 2027, le développement du secteur de la logistique est une priorité ! Tout est lié à la supply chain.
La chaîne d’approvisionnement de l’économie, depuis l’extérieur du pays ou localement, est foncièrement dépendante de ce secteur, toute l’attention et l’investissement nécessaire se dirige naturellement vers nos ports et aéroports pour fluidifier les importations, alléger les délais de déchargements pour agir sur les coûts exorbitants des surestaries, et approvisionner de façon rapide le circuit de l’économie. Encourager le privé à investir dans le transport maritime pour sortir de la quasi-dépendance des compagnies étrangères et leur permettre de rentabiliser ce business en devenant des acteurs dans le bassin méditerranéen.
À l’intérieur de notre immense pays , l’approvisionnement, la distribution, le dernier kilomètre pour le courrier express et le E-commerce, représentent des enjeux stratégiques pour notre économie. Que ce soit par le transport routier, qui souffre d’un manque chronique de véhicules utilitaires, ou pour les connexions en transbordement entre les ports et le réseau de chemin de fer pour favoriser le transport multimodal, déjà au moins dans la partie nord du pays. De même, la réalisation de plateformes logistiques, pour le secteur des produits frais, pharmaceutique, du froid, du stockage et de l’acheminement des hydrocarbures, des matières premières, les produits chimiques, la logistique d’exploitation et d’exportation des terres rares, dont nous disposons des ressources très importantes, représente un défi majeur pour le futur et donc pour notre PIB. De façon globale le secteur de la logistique reste à développer et est encore en dessous des attentes de nos industriels et des différents opérateurs économiques. Ces derniers ont beaucoup investi dans la logistique pour leurs besoins propres, n’ayant pas d’autres alternatives, bien que ce ne soit pas leur métier. Cependant, leurs implications n’entrent pas dans une logique d’optimisation et une politique globale de la logistique à l’échelle macro-économique ! Le peu de logisticiens avec une vision à long terme, capable d’accompagner les pouvoirs publics dans une réelle dynamique économique ne réussirons pas, uniquement avec leurs compétences et leurs expériences, à supporter les investissements immenses à consentir. Le soutien financier , administratif et réglementaire de l’État est indispensable.
Les enjeux pour l’avenir de notre économie sont immenses , derrière ce secteur d’activité des milliers d’emplois, voire des millions, sont à créer, une plus grande attractivité pour les IDE et nationaux, une contribution importante au PIB visé.
Aussi, pour conquérir le marché du sud de l’Europe, par exemple, et être capable d’exporter les excédents de production de fruits et légumes, la logistique de ces denrées alimentaires , qui est un processus complexe, doit être complètement maîtrisée. C’est une technologie en soi! Permettre de maintenir la fraîcheur des produits, une vitesse de livraison, tout en assurant un emballage approprié, un contrôle total de la chaîne du froid, et une synchronisation multimodale du transport afin d’acheminer ces produits dans d’excellentes conditions sur ces marchés.
Enfin, la volonté du gouvernement de promouvoir les startups pour encourager l’innovation et l’entrepreneuriat peut aussi orienter ces acteurs dynamiques vers les métiers de la logistique ou l’IA et la robotique sont aujourd’hui des alliés incontournables de la logistique. L’automatisation des tâches comme la préparation de commandes, la manutention, les entrepôts intelligents pour optimiser l’espace de stockage, améliorer la productivité, l’utilisation des drones pour la livraison dans des régions difficiles d’accès. Une véritable industrie avec un potentiel de croissance exponentielle.
Les entreprises et les entrepreneurs de ce pays, dans le secteur de la logistique comme dans toutes les branches d’activités sont capables de relever tous les défis, leurs cultures entrepreneuriales et leurs endurances ont été largement éprouvées, ils n’ont besoin que d’un signal porté par un environnement encadré pour agir vite.
